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- Pape Léon à Paris
Témoignage d'un groupe d'animateurs du patronage tenu par les soeurs bénédictines Servantes des pauvres (https://servantesdespauvres-osb.org) : Récit de Constance et Laetitia Samedi 26 septembre 2026 restera pour nous une journée particulière, une journée que nous garderons longtemps dans nos cœurs, raconte Constance. Le réveil a sonné très tôt… À 5 h du matin, nous étions place de la Rochefoucauld à Angers pour prendre le départ vers Paris. Trois cars du diocèse se sont mis en route, remplis de personnes heureuses de partager ensemble une journée exceptionnelle autour de notre foi. Après plusieurs heures de route, nous sommes enfin arrivés à Paris. Et quelle émotion en découvrant cette foule immense ! Près de 800 000 personnes étaient réunies place de la Concorde pour participer à la messe célébrée par le pape Léon XIV. Des jeunes, des familles, des enfants, des personnes âgées… toutes les générations étaient rassemblées dans une même foi, une même espérance et une même joie. Lorsque la papamobile est apparue sur les écrans géants, une immense clameur s’est élevée : « Vive le pape Léon ! » Les drapeaux blancs et jaunes du Vatican flottaient de tous côtés. Puis, au moment où la papamobile descendait l’avenue des Champs-Élysées, le soleil est apparu. Ce moment était magnifique. Nous avions presque le sentiment que le ciel participait lui aussi à cette grande fête. Pendant la célébration, le pape nous a parlé de Jésus comme d’une source capable de remplir notre cœur et de donner un véritable sens à notre vie. Il nous a rappelé combien la foi, l’espérance, l’amour et la paix sont essentiels. Il nous a également encouragés à ne pas garder notre foi pour nous-mêmes, mais à la faire vivre autour de nous, en apportant de la joie, de l’espérance et de la fraternité. Il a prié pour les familles, pour les jeunes et pour toute la France, afin que la foi, l’espérance et la charité puissent continuer à grandir dans notre pays. Pour moi, cette journée a été particulièrement forte. À plusieurs moments, j’ai eu les larmes aux yeux. Ce n’était pas de la tristesse, bien au contraire. C’était une émotion profonde, difficile à mettre en mots, comme quelque chose qui venait toucher directement mon cœur. Voir autant de personnes réunies dans le calme, la joie et la paix m’a profondément marquée. Au milieu d’une foule aussi immense, il n’y a eu ni violence ni débordement. Seulement des sourires, des chants, des prières et cette impression très forte de vivre quelque chose de grand, tous ensemble. À une époque où certaines églises sont parfois presque vides, découvrir une telle foule rassemblée autour de sa foi m’a fait énormément de bien. Cela m’a redonné de l’espérance. Cela m’a aussi rappelé que nous ne sommes pas seuls à croire, à prier et à vouloir faire vivre notre foi. Laëtitia a elle aussi été profondément touchée par cette expérience. Elle nous partage avec beaucoup de simplicité : « Mon ressenti était intense et très intéressant à vivre. Vivre ma foi avec les Servantes des Pauvres, mais aussi au sein d’un aussi grand groupe, c’était une première pour moi. C’est une expérience que j’aimerais revivre. Certes, l’attente était longue et la journée fatigante, mais je n’ai aucun regret de l’avoir vécue. » Ses paroles résument bien ce que nous avons pu vivre. Oui, nous avons attendu longtemps. Oui, la journée a été fatigante. Mais quelle chance d’avoir pu vivre un tel moment ! La fatigue est finalement devenue bien petite face à la joie d’avoir été là, ensemble, au cœur de cette immense assemblée. Cette journée nous a aussi permis de vivre un magnifique moment de communion. Communion entre nous, avec toutes les personnes présentes, mais aussi avec celles qui n’avaient pas pu faire le déplacement et que nous avons gardées dans nos pensées et nos prières. Nous repartons avec des souvenirs plein la tête et surtout quelque chose de plus profond dans le cœur : une foi renouvelée, une espérance plus grande et la joie d’avoir partagé cette expérience ensemble. Un immense merci aux Servantes des Pauvres, et particulièrement à notre sœur Jeanne Maia, de nous avoir permis de vivre cette journée exceptionnelle. Nous garderons longtemps en mémoire ces milliers de sourires, ces chants, les drapeaux flottant dans la foule, les moments d’attente, la fatigue du voyage, mais surtout cette émotion si particulière qui nous a accompagnés tout au long de cette journée. Merci, Très Saint Père, d’être venu à notre rencontre comme un Père. https://servantesdespauvres-osb.org/pape-leon-a-paris-une-journee-qui-restera-gravee-dans-nos-coeurs/ Pour soutenir les projets de l'AIM, vous pouvez faire un don : https://www.aimintl.org/sustain
- Abbaye de Schlierbach
Les 26 et 27 septembre 2026, l'abbaye de Schliebarch, en Autriche, a célébré l'anniversaire des 300 ans de la consécration de son église abbatiale. Prions pour cette communauté et demandons à Dieu de la combler de ses bénédictions ! ocist.org https://www.stift-schlierbach.at/
- Nouvelle abbesse à Valserena
Mère Maria Francesca Righi, abbesse du monastère de Nostra Signora di Valserena, (diocèse de Volterra, Italie) depuis 2019, a présenté sa démission à l’Abbé général à la lumière de la ST 40.A de nos Constitutions. Avec le consentement de son Conseil, l’Abbé général a accepté cette démission, qui est devenue effective le 12 septembre 2026. Le 29 septembre 2026, la communauté a élu sœur Valeria Carolo abbesse pour un mandat de six ans. Mère Valeria est née en 1983 à Milan (Italie). Elle est entrée au monastère de Valserena en 2010 et a fait sa profession solennelle en 2016. Au moment de son élection, elle était maîtresse des professes temporaires de la communauté. ocso.org https://www.valserena.it/
- Profession solennelle à Boa Vista
Le 24 septembre 2026, en la solennité de Notre-Dame de Boa Vista, sœur Liege Zem Zancanaro a prononcé sa profession solennelle au monastère de Notre-Dame de Boa Vista (Brésil). Sœur Liege est née à Cascavel, dans l’État du Paraná (Brésil), en 1982 ; elle est entrée a Boa Vista en 2017 et a fait sa profession temporaire en 2021. ocso.org
- Synode ordinaire de l’Ordre Cistercien
Le mercredi 23 septembre 2026, le XXIe Synode ordinaire de l'Ordre cistercien a débuté par la messe votive du Saint-Esprit présidée par l'abbé général, Dom Mauro Giuseppe Lepori. Le Synode a pour thème : « Chercher véritablement Dieu : ad quid venisti ? Vivre pleinement notre vocation » et vise à prendre conscience de la situation actuelle afin de contribuer à la préparation du prochain Chapitre général et à réfléchir à l’avenir de l’Ordre pour trouver des voies viables. Invoquons le Saint-Esprit avec la Vierge Marie, Mère de l'Église, et les saints de notre Ordre pour que ce moment synodal soit couronné de succès. ocist.org
- Synode des abbés présidents
Par l’Abbé Président Javier Aparicio Suarez, congrégation de Sankt Ottilien Une fois par an, l’Abbé Primat convoque tous les Présidents de la Confédération Bénédictine pour le Synode. La semaine dernière, nous nous sommes réunis dans un cadre assez différent de Sant’Anselmo : au Monastère Bénédictin de Gihindamuyaga au Rwanda, de la Congrégation de l’Annonciation. Peut-être l’expression familière primus inter pares pourrait-elle être légèrement adaptée pour l’occasion : « Primas… inter pares. » Primas est aussi le titre traditionnellement utilisé pour l’Abbé Primat. Pendant quelques jours, notre Primas, l’Abbé Primat Jeremias Schröder, s’est donc retrouvé littéralement inter pares. Derrière ce jeu de mots se cache quelque chose de tout à fait caractéristique de la Confédération Bénédictine. Nous ne constituons pas un ordre centralisé. Nos monastères et Congrégations jouissent d’une autonomie considérable, et pourtant nous appartenons à une seule famille bénédictine. Le Synode est l’un des lieux où cette combinaison particulière d’autonomie et de communion devient particulièrement visible. La Confédération : qu’est-ce qui nous unit ? Une partie substantielle de chaque Synode est consacrée à la vie de la Confédération. Le rapport de l’Abbé Primat a donné un aperçu des développements de l’année écoulée et a ouvert la voie aux questions et à la discussion. Plusieurs questions concrètes ont suivi : la révision en cours de la Lex Propria, les préparatifs du Congrès des Abbés en 2028, le calendrier bénédictin, les relations avec la Communio Internationalis Benedictinarum (CIB), les Oblats, le Catalogus, l’AIM et le programme de formation des nouveaux abbés. À première vue, certaines de ces questions peuvent paraître plutôt administratives. Mais derrière elles se cache une question importante : que signifie aujourd’hui appartenir à une Confédération Bénédictine mondiale ? Sant’Anselmo : Notre maison commune Une deuxième partie majeure du Synode a été consacrée, comme chaque année, à Sant’Anselmo. Le Prieur, le Recteur et le nouveau Trésorier, le Père Korbinian Birnbacher de Salzbourg, ont présenté leurs rapports respectifs, permettant au Synode d’examiner la vie de la communauté, l’Athénée et la situation économique. Les questions concernant la sauvegarde, les réglementations financières, le subsidium, la visite de Sant’Anselmo et l’approbation des Statuts du Collegio Sant’Ildegarda (la nouvelle résidence pour moniales et sœurs) faisaient également partie de l’ordre du jour. Sant’Anselmo reste l’une des expressions les plus visibles de ce que nous partageons en tant que Bénédictins. C’est à la fois un monastère, un lieu d’études et de formation, une institution académique et un point de rencontre pour les Bénédictins de pays et de traditions très différents. Pour notre propre Congrégation, cela est particulièrement important. Le nombre croissant de nos jeunes moines étudiant à Sant’Anselmo nous rappelle que son avenir n’est pas une préoccupation romaine lointaine. Ce qui s’y passe affecte directement la formation de la nouvelle génération de certains de nos confrères. Différentes Congrégations, une table partagée. L’un des moments les plus intéressants du Synode est aussi l’un des plus simples : chaque Président rend compte brièvement de la situation de sa Congrégation. En quelques minutes seulement, on parcourt le monde bénédictin. Les réalités pourraient difficilement être plus différentes. C’est peut-être précisément ici que le sens d’inter pares devient le plus tangible. Il n’y a pas une seule réalité bénédictine et donc pas une seule solution applicable partout. S’écouter les uns les autres n’élimine pas nos différences. Cela nous aide à les comprendre — et parfois à découvrir que derrière des circonstances très différentes se cachent des questions étonnamment similaires. L’Afrique et l’IA : Deux questions pour l’avenir Deux sujets particuliers ont complété les discussions de cette année : le monachisme en Afrique et l’intelligence artificielle et la vie monastique. L’Abbé Olivier Sarr de Keur Moussa au Sénégal a présenté la réalité de la vie bénédictine en Afrique. La vitalité et la croissance que connaissent de nombreuses communautés africaines entraînent également d’importantes responsabilités. Les questions de formation et de leadership sont particulièrement significatives. Le Père Patrick Carter a introduit un sujet très différent mais tout aussi contemporain : l’intelligence artificielle. La discussion a rapidement montré que la question ne peut pas être simplement de savoir si les moines devraient ou non utiliser l’IA. Le défi est plus large. L’IA appartient à un environnement technologique qui inclut internet, les médias sociaux et les formes de communication numérique qui changent déjà la façon dont nous travaillons, communiquons, apprenons — et même la façon dont nous nous lions les uns aux autres. La question essentielle est donc aussi une question humaine : comment pouvons-nous utiliser ces technologies sans marginaliser les éléments humanisants de nos vies ? Pour la vie monastique, avec son accent sur la présence, la communauté, le silence, l’écoute et la rencontre personnelle, cette question mérite une réflexion sérieuse. Ni l’Afrique ni l’intelligence artificielle n’étaient des sujets à « résoudre » en une seule session. Les deux continueront d’accompagner les discussions des futures réunions. Le Rwanda : Plus qu’un lieu de rencontre Gihindamuyaga était bien plus que la localisation géographique du Synode. Nos journées ont été en quelque sorte insérées dans la vie de la communauté. Une visite à Kibeho et Butare nous a également permis de rencontrer quelque chose de la réalité religieuse et culturelle du Rwanda. C’était peut-être en soi une conclusion appropriée au Synode. La Confédération n’est finalement pas un organigramme centré sur Rome. Elle est composée de monastères : des communautés dans lesquelles moines et moniales essaient, dans des parties très différentes du monde, de chercher Dieu selon la Règle de Saint Benoît. Et c’est peut-être ce qui permet au Primas de rester véritablement inter pares. osb.org
- Colloque sur un traité de saint Bernard
Du 17 au 20 novembre 2026, un colloque intitulé « Gouvernement de soi, gouvernement des autres. Le traité de Bernard de Clairvaux Sur la Considération » se tiendra à l’Athénée pontifical Saint-Anselme à Rome. Ce colloque international est organisé par la Faculté de Théologie du Pontificio Ateneo Sant'Anselmo, l’Institut des Sources Chrétiennes de Lyon et l’abbaye de Cîteaux. Ce colloque approfondira le De consideratione de saint Bernard, adressé au pape Eugène III, et sa réflexion sur l’autorité, la connaissance de soi, le service et le gouvernement dans l’Église. Une traduction en français et en italien sera proposée. Pour y avoir accès, chaque participant devra utiliser son propre smartphone et ses écouteurs. Les conférences seront également retransmises en ligne. Le lien de connexion sera communiqué ultérieurement par Saint-Anselme. https://www.ocso.org/uploads/general-news/documents/annonce-colloque-26-FR.pdf https://drive.google.com/file/d/1sC60IgnoY9pQbdHF4egi3jzEKqVxDfUI/view?pli=1 ocso.org https://www.anselmianum.com/it/26-facolta/facolta-di-teologia/1789-convegno-governo-di-se-governo-degli-altri-il-trattato-di-bernardo-di-chiaravalle-sulla-considerazione
- Symposium international des bénédictines
Septembre 2026 Anna Brennan, OSB Abbesse, abbaye de Stanbrook, Royaume-Uni Chaque réunion de la Communio Internationalis Benedictinarum est, bien sûr, importante ; mais celle de cette année, tenue à Sant’Anselmo en septembre, a été particulièrement significative, pour trois raisons : 1) la conférence des délégués a voté de demander l’approbation du Saint-Siège pour restructurer la CIB et d’adopter les nouveaux statuts qui donnent forme à cette restructuration ; 2) la conférence a élu une nouvelle modératrice, une modératrice adjointe et un conseil de la CIB ; et 3) enfin, après une interruption de huit ans due aux restrictions liées au Covid, il a été possible d’organiser à nouveau un symposium. Le vote de la conférence des déléguées en faveur des nouveaux statuts et de la restructuration de la CIB a marqué une magnifique conclusion à huit années de travail acharné, de réflexion, de prière et d’échanges sur l’avenir de la CIB. Après avoir entendu l’avis des déléguées, d’abord au moyen de deux rencontres Zoom mondiales (rendues nécessaires parce que le Covid empêchait les déplacements et les réunions en présentiel), puis lors de réunions plénières des déléguées (avec une participation parfois hybride via Zoom) à Rome, à Cullman (Alabama, États-Unis), à Assise et à Montserrat, les bénédictines du monde entier ont véritablement compris et approuvé les nouveaux statuts et la restructuration, qui représenteront mieux les sœurs des nombreuses communautés, fédérations et congrégations de la CIB. Une profonde gratitude est due à la commission juridique que sœur Lynn avait mise en place sous la direction remarquable de sœur Scholastika Haring. Après avoir formulé des propositions, la commission a réellement tenu compte des points de vue, commentaires et suggestions des délégués. La synodalité à son meilleur ! Les deux éléments clés de la restructuration sont les suivants : que la CIB elle-même devienne indépendante de la Confédération et son égale, afin qu’il n’y ait qu’un seul « Ordre » bénédictin, avec deux « poumons », comme saint Jean-Paul II aurait pu le dire ; et que la conférence des délégués soit désormais composée de présidentes et de représentantes selon les congrégations et les fédérations, plutôt que par régions. Cela assurera une meilleure représentation mondiale des bénédictines au sein de la CIB. La deuxième importance de cette conférence tient au fait que, sœur Lynn McKenzie, la modératrice, arrivant au terme de son (deuxième) mandat de quatre ans, il fallait procéder à des élections pour une nouvelle modératrice, une modératrice adjointe et des membres du conseil. Il n’a surpris personne que Lynn ait été réélue à l’unanimité pour un troisième mandat. Qui d’autre pourrait faire avancer ces projets essentiels ? Sœur Franziska Lukas, de l’abbaye de Dinklage, a été réélue modératrice adjointe, et les nouvelles conseillères sont désormais sœur Asha Thayyil, responsable de congrégation des Sœurs de Lioba (Inde) ; sœur Simone Lee, une sœur de Tutzing basée en Namibie ; M. Alexandra Martinez Pabón, d’Espagne ; et Irmã Escolástica Mattos, du Brésil. Mère Alexandra Martinez Pabón, Mère Escolástica Mattos, Mère Franziska Lukas, sœur Lynn McKenzie, sœur Simone Lee, sœur Asha Thayyil. Enfin, le symposium : les statuts, anciens et nouveaux, stipulent que la CIB doit, tous les quatre ans, « organiser un symposium international de bénédictines du monde entier, afin de favoriser et de signifier la communion d’esprit entre celles qui suivent la Règle de Benoît ». Comme on l’a dit plus haut, il n’a pas été possible d’organiser un symposium en 2022 ; celui de cette année était donc le premier depuis huit ans. Sœur Catherine McCahill, responsable de congrégation des Sœurs du Bon Samaritain, a donné la première conférence inaugurale : La réponse bénédictine à la situation du monde. Le lendemain, Rob Riemen, laïc marié, philosophe et fondateur du Nexus Institute, a proposé Une vision globale de la situation du monde. Pendant deux jours éclairants, nous avons entendu deux personnes, aux parcours et formations différents, répondre à l’état terrible et effrayant de notre monde aujourd’hui. Nous avions beaucoup à recevoir, et que nous devons partager avec nos communautés. Le ton de l’intervention de Rob Riemen a été donné par ses premiers mots : «Veni, Creator Spiritus». En effet, cet hymne ancien a aussi porté sa réponse. Par une analyse historique et philosophique, il nous a conduites à mieux comprendre le monde d’aujourd’hui. Il nous a laissées avec une formule mémorable – « la solidarité des ébranlés » –, qui désigne ceux qui ont conscience que l’être humain a besoin de la force de l’amour et de la foi pour incarner le Creator Spiritus. Sœur Catherine, dans une intervention profonde et ample, a affirmé dès le début que, comme bénédictines, notre première réponse doit être de suivre l’Évangile, que « tout est grâce ». Elle a ensuite montré comment vivre selon la Règle de Benoît est notre réponse, dont beaucoup peuvent apprendre. Ainsi, même si les interventions étaient assez différentes, les deux conférenciers sont parvenus à une conclusion semblable : vivre selon l’esprit de la Règle de saint Benoît sauve notre monde. Ou, comme quelqu’un le disait il y a des décennies : « Dieu gouverne le monde à travers nos âmes. Telle est votre âme, tel sera le destin du monde ». Le P. Cyprien Consiglio, moine camaldule aujourd’hui responsable du dialogue interreligieux monastique (DIM-MID), a donné une conférence animée par son chant émouvant et sa maîtrise de la guitare. En exposant l’enseignement de Raimon Panikkar, Blessed Simplicity: the Monk as the Universal Archetype, entre autres, chrétien, hindou et bouddhiste, nous avons été une fois encore conduites à voir que le monachisme unit toutes les religions, puisque son esprit se tient au cœur d’une vie humaine authentique, et que retrouver cet esprit sauvera l’humanité. L’abbé primat Jeremias Schröder a donné au symposium une conférence illustrée sur son travail de primat et sur l’année jubilaire de 2029. Il soutient fermement que la CIB aille de l’avant dans tous les aspects de sa restructuration, y compris sa séparation d’avec la Confédération. Un élément bref mais important de la réunion a été l’exhortation de l’équipe du Catalogus invitant toutes les communautés à transmettre les informations nécessaires au nouveau Catalogus of Benedictine Women. La CIB comme la Confédération, et d’autres encore, ont besoin prochainement d’un Catalogus à jour. Un matin, nous avons eu une audience avec le pape Léon. La rencontre a été brève, mais les paroles du pape ont été encourageantes. Il nous a remerciées pour l’offrande de nos vies et a souligné la « synodalité spirituelle » de tous les bénédictins, dans laquelle l’unicité de chacun devient un « trésor pour tous ». Se référant à la Règle, où le cœur du bénédictin s’élargit par l’ineffable douceur de l’amour, le pape Léon a parlé de la manière dont, profondément enracinées dans le Christ, les communautés bénédictines portent un fruit évangélique abondant. Un autre jour, de nombreux participants à la conférence ont passé un moment très agréable à Subiaco, où ils ont prié au Sacro Speco, puis ont été accueillis pour le déjeuner au monastère de Sainte-Scholastique ; ensuite, une visite de l’antique monastère leur a été proposée. Des remerciements particuliers doivent être adressés à l’équipe de liturgie, qui a préparé des livrets pour l’Eucharistie et l’Office dans les principales langues des participants. Cela a représenté une somme de travail immense. Une chose était frappante : si, inévitablement, le volume sonore baissait parfois lorsque certains membres de l’assemblée ne connaissaient pas la langue de l’office, il augmentait de façon exponentielle à la fin de chaque Office. Nous pouvions tous chanter ensemble Benedicamus Domino, Deo Gratias, sur le ton pascal. Comme il est juste que la Résurrection nous unisse, membres venus du monde entier, dans la joie et la louange ! L’équipe technique et le groupe de traducteurs méritent eux aussi des remerciements particuliers pour leur travail, leur patience et leur engagement. Il faut mentionner tout spécialement les présentations données le dernier après-midi du symposium. Des sœurs d’Ukraine, de Pologne et de Terre Sainte ont décrit la réalité quotidienne de la vie dans des pays déchirés par la guerre et les conflits. Ce que la plupart d’entre nous n’apprennent qu’à travers la télévision et les médias – la perte de vies et les massacres, la peur quotidienne, la destruction, le deuil, le désespoir – n’a rien de « virtuel » pour ces sœurs. Nous pouvions voir, presque sentir, leur courage, la compassion concrète de leur vie évangélique, leur fidélité à la prière et à la louange, et la manière dont des victimes (parmi lesquelles elles pouvaient se compter) trouvent Dieu dans la prière et la louange, dans l’Évangile. Beaucoup avaient les larmes aux yeux, y compris les traducteurs, dont nous pouvions entendre qu’ils avaient parfois du mal à continuer de traduire. Le dernier événement de ces deux semaines de rencontre a été un Zoom avec l’abbé primat et le président du Synode des abbés, qui tenaient leur réunion annuelle au Rwanda – un bon moment de collaboration entre la Communio et la Confédération. La réunion de la CIB 2026 a été véritablement joyeuse. Nous sommes reparties profondément encouragées, promettant à sœur Lynn et à son conseil, ainsi qu’à toutes les initiatives qu’ils portent, le soutien de notre prière. osb.org https://www.benedictines-cib.org/
- Bulletin 131 de l’AIM
Bulletin numéro 131, année 2026 : Les nouvelles relations avec les laïcs Le jubilé de la vie bénédictine Si vous souhaitez recevoir par voie postale le Bulletin de l’AIM, contactez-nous par le formulaire de contact : https://www.aimintl.org/contact Voir les articles : https://www.aimintl.org/communication/report/131 Sommaire : Éditorial Père abbé Bernard Lorent Tayart, osb, Président de l’AIM Au sujet de l’AIM • Une nouvelle étape pour l’AIM Père Charbel Pazat de Lys, OSB Témoignages • Au-delà des murs et des vœux : une nouvelle vision de la vie bénédictine Sœur Teresa Jackson, OSB • Relation des laïcs avec les communautés monastiques : l’expérience de Koubri au Burkina Faso Sœur Thérèse-Benoît Kaboré, OSB • De l’accueil à la relation : monastères bénédictins et laïcs en Terre Sainte Sœur Marie-Madeleine Wagner, OSB • Laïcs et monastères, perspectives de la communauté laïque de Saint-Benoît Monsieur Adam Simon • Une relation d’amitié entre moines et laïcs : l’expérience de Manquehue Monsieur Jonathan Perry • Ensemble, vers le cœur de Dieu. L’oblature à Taïwan Madame Theresa Shein • L’identité laïque cistercienne Asso. internat. des ctés de laïcs cisterciens Jubilé de la vie bénédictine • Les relations entre les laïcs et les moines au fil de l’histoire Christian Fénelon Mathieu • La paix Père abbé Benedict Nivakoff, OSB • La musique qui laboure le cœur Père Claudio Campesato Réflexions • Comprendre la règle de saint Benoît à la lumière de l’Ubuntu Frère Josias Morobi, bénédictin anglican In memoriam • Sœur Adelaida Ygrubay, OSB Council for Health and Development Grandes figures de la vie monastique L’Abbé de Rancé Père Richard Purcell, OCSO Nouvelles • Sant’Anselmo Articles NEXUS et Vatican news • Le millénaire de l’abbaye de Cesena Communauté de Cesena • Session des supérieurs monastiques de l’Afrique de l’Ouest Sœur Marie-David Banquet, OSB • Le Programme de formation des formateurs monastiques 2026 Frère Colmán Ó Clabaigh, OSB • Assemblée générale de la CMOI S. Angela Ndriambololonirina, OCSO
- Nouvelle arnaque
Nous vous informons d'une nouvelle tentative d'escroquerie au moyen de faux courriels. Nous vous invitons à la prudence. Vous trouverez ci-dessous les courriels que certains supérieurs ont reçus : De: Sr. Isabelle Thouin OSB Enviat: dilluns, 14 de setembre de 2026 16:27 Per a:- -------- Tema: Re: Monasterio de Poblet Estimado padre: Buenos días, Soy la hermana Isabelle Thouin, OSB, madre abadesa de la Abadía de Sainte-Marie des Deux-Montagnes, en Canadá. Para obtener más información sobre nuestro priorato, le invitamos a visitar nuestra página web: Abbaye Sainte-Marie des Deux-Montagnes Estimado padre, tenemos aquí un pequeño problema y me gustaría explicárselo. Quizás pueda ayudarnos a encontrar una solución. Nuestra abadía está ayudando a una familia de la República Democrática del Congo. Se trata de una viuda y ocho huérfanos. La madre padece cáncer de mama en una fase muy avanzada, con riesgo de metástasis. Necesita someterse a una mastectomía lo antes posible, así como a quimioterapia y radioterapia. Hemos intentado enviarles el dinero que necesitan para su tratamiento médico, pero la nueva ley de finanzas ha complicado mucho las transacciones financieras entre Canadá y ciertos países africanos, incluida la RDC. Estimado padre, ¿podría facilitarnos una cuenta a la que podamos ingresar la cantidad destinada a la atención médica de esta señora y, desde allí, ayudarnos a enviarla a la familia en la República Democrática del Congo mediante transferencia bancaria, Western Union o MoneyGram? Disponemos de los datos bancarios para enviar el dinero directamente a la familia, así como de los datos para enviarlo a la familia en la República Democrática del Congo y de la factura del hospital que justifica la transferencia a dicho país. La cantidad que hay que enviar a la RDC para la familia es de 25 000 USD, y esta suma está destinada a ayudar a la familia a pagar la atención médica de la señora enferma, a resolver su situación de vivienda —ya que tienen un problema de alojamiento— y también a poner en marcha una pequeña actividad generadora de ingresos para su autosuficiencia. Pero conviene explicar la relación entre nuestra comunidad y esta familia. Uno de los amigos de nuestra comunidad trabajaba en la RDC. Falleció en Canadá hace dos meses. Antes de morir, cuando se dio cuenta de que no le quedaban muchos días de vida, nos habló de esta familia y nos dejó dinero para que pudiéramos seguir ayudándolas. Y es con amor y devoción que seguimos ayudando a estas mujeres, por respeto a los últimos deseos de nuestro difunto amigo. Me gustaría señalar que el padre de esta familia congoleña era el chófer de nuestro difunto amigo, y que este padre congoleño falleció en un accidente de tráfico mientras trabajaba. Fue en reconocimiento a los servicios prestados por su chófer por lo que nuestro amigo se comprometió a seguir ayudando a esta familia. Había hablado de este problema con el obispo de nuestra diócesis para preguntarle si podría ayudarnos a enviar la cantidad a la República Democrática del Congo a través de los canales de la Iglesia, pero seguía habiendo un problema: la familia tenía que facilitar el nombre de la diócesis en la que se encontraban y el de la parroquia, para que la ayuda pudiera canalizarse mejor a través de las estructuras de la Iglesia. Pero tras pedirle esta información a la familia, me di cuenta de que eran cristianos (protestantes), pero no católicos, por lo que no sabían cómo ponerse en contacto con un párroco o con el obispo de su diócesis, y creo que ya he explicado la relación entre nuestro priorato y esta familia. Dado que teníamos dificultades para enviar dinero desde aquí a la República Democrática del Congo, la solución más sencilla es encontrar a una persona de confianza que acepte que le transfiramos la suma destinada a esta familia a su cuenta y que, desde allí, envíe el importe a la familia mediante transferencia bancaria. Disponemos de los datos bancarios para enviar el dinero directamente a la familia y de la factura del hospital que justifica la transferencia de dinero a la República Democrática del Congo. Si es necesario, puedo enviarle una solicitud oficial con el membrete y el sello de nuestra abadía. Querido padre, la caridad no tiene precio, ni religión, ni raza. Todos los pobres son iguales. Si es posible, en nombre del Dios al que servimos, ayúdanos a enviar el dinero a esta pobre viuda y a sus huérfanos. Le pedimos al Señor que te ayude a discernir mejor lo que puedes hacer. Le pedimos disculpas si esta petición le molesta, y le agradecemos de antemano cualquier gesto de amor y caridad que realice, en la unidad de la oración, para ayudar a esta viuda y a sus huérfanos. Paz y bendiciones Hna. Isabelle Thouin OSB Madre Abadesa Ne pas répondre à ce type de message ! ocist.org
- Nouvelle abbesse à Jouques
À l'abbaye Notre-Dame de Fidélité, à Jouques (France), Mère Abbesse Marie-Monique Guttin, ayant atteint la limite d'âge de 75 ans, a remis sa charge. Le 15 septembre 2026, le chapitre conventuel a élu Mère Marie-Noël Pelletier nouvelle abbesse de la communauté. La bénédiction abbatiale lui sera conférée par Monseigneur Christian Delarbre, archevêque d’Aix-en-Provence et Arles, le jeudi 22 octobre 2026 à 10 heures, en la fête de Saint Jean-Paul II. https://www.abbayedejouques.org/
- Profession perpétuelle chez les Bénédictines Servantes des pauvres
Le 29 août 2026, sœur Marie-Lys a fait profession perpétuelle chez les Bénédictines Servantes des pauvres dont la Maison mère est à Angers (France). La célébration a été présidée par dom Bertrand de Hédouville, abbé du monastère de Randol. La Congrégation des Servantes des Pauvres, Oblates Régulières de l’Ordre de saint Benoît, est un Institut religieux voué à la vie apostolique. Il a été fondé par dom Leduc, moine de Solesmes en 1872. Sous le patronage de sainte Françoise Romaine, elles sont au service des Pauvres, principalement dans le soin des malades à domicile. Les Bénédictines Servantes des pauvres sont présentes en France, en Belgique, en RDC et au Sénégal. https://servantesdespauvres-osb.org/voeux-perpetuels-de-sr-marie-lys/












