Extraits de l'article paru dans le livre du Jubilé « Si loin si proche ».

ABECCA – EMLA
Association Bénédictine-Cistercienne des Caraïbes et des Andes

Patricia Henry, osb

 

L’AIM existait depuis au moins 20 ans lorsque notre Région 10, ABECCA (Association Bénédictine-Cistercienne des Caraïbes et des Andes) a vu le jour.

Une bénédiction pour notre association régionale de l’ABECCA, a été la possibilité de partager avec nos frères et soeurs cisterciens, de l’O.Cist tout comme de l’OCSO, aussi bien qu’avec un grand nombre de monastères bénédictins.

Les Abbés Primats ont souvent profité de nos rencontres pour traiter de sujets importants pour la famille bénédictine en Amérique Latine et aux Caraïbes.

Dom Rembert Weakland, abbé primat des Bénédictins de 1967 à 1977, a encouragé la formation de l’ABECCA il y a environ 30 ans. Les difficultés rencontrées alors, et auxquelles nous sommes confrontés encore maintenant sont bien plus vastes que celles des Régions 11 (Brésil) et 12 (Conosur). Notre Région s’étend sur des milliers de kilomètres, elle est composée des communautés de l’Amérique du Nord, de l’Amérique centrale et de l’Amérique du Sud aussi bien que de plusieurs îles des Caraïbes ; on y parle trois langues : l’espagnol, l’anglais et le français, sans compter les diverses langues maternelles.

Du point de vue monastique, nous avons été confrontés à un autre défi : la capacité d’inclure non seulement des hommes et des femmes, des Cisterciens et de Bénédictins, mais également, ce qui a été sans doute le plus difficile : des soeurs et des moniales. L’Abbé Primat, Dom Weakland, nous a encouragés à aller au-delà de nos différences, qui pouvaient être assimilées à des « distinctions de classe », et de nous unir comme frères et soeurs d’égale valeur, exprimant avec une grande diversité le charisme monastique.

Plus récemment, l’Abbé Primat Dom Notker Wolf nous a encouragés à nous défaire du bagage culturel parfois pesant de la vie monastique européenne, et de trouver des expressions propres à l’Amérique Latine et aux Caraïbes.

Dans cette marche lente et parfois pénible, la présence, le support et l’encouragement de l’AIM ont été d’une aide inestimable. Ces dernières années, Dom Paul Stonham a été un délégué de l’AIM très précieux, à la fois lors des rencontres régionales et pour les monastères en particulier.

Beaucoup d’entre nous se souviennent comment l’AIM nous a permis, très régulièrement, de participer aux réunions de l’ABECCA, de l’EMLA ou de la REMILA. L'AIM a épaulé financièrement nos pauvres communautés pour qu’elles puissent participer, voire organiser ces rencontres. Ces événements sont importants pour nous, pas seulement en tant qu’occasions merveilleuses de réfléchir sur des sujets monastiques, mais plus encore, comme occasions de rencontres personnelles, de partage de notre histoire, de croissance dans le respect et la compréhension de nos différences, de prière en commun et de création de liens d’amitié et d’espérance.

Beaucoup de communautés expriment leur appréciation du Bulletin, à la fois pour les articles de formation et pour les chroniques. Les derniers numéros nous ont beaucoup aidés à élargir notre vision et notre conscience de l’extrême étendue de la famille bénédictine. Beaucoup apprécient la valeur des colis de livres reçus.

Le support de l’AIM a été très important pour nous ! Grâce à l’AIM, nous avons eu d’excellentes occasions de formation initiale et permanente.

L’ABECCA s’étend sur une vaste région, tant sur terre que sur mer ; nos monastères sont petits et très disséminés. A l’occasion de la fondation d’un monastère, d’une catastrophe climatique, l’AIM s’est montrée présente par sa sollicitude, son souci et sa réponse rapide.

Un moine l’exprime bien lorsqu’il dit : « Je pense que le secrétariat de l’AIM a été l’organe les plus efficace de la Confédération bénédictine pour aider nos monastères à ressentir leur appartenance de façon continue et permanente ».

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