Présentation AMTM

AMTM
Amis des Monastères à Travers le Monde

 

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 7, rue d'Issy  -  92170 Vanves  -  France
Tél. : 01 46 44 60 05  -  Fax : 01 41 08 85 38
E-mail : This e-mail address is being protected from spambots. You need JavaScript enabled to view it

 
 
 
 
Qui sommes-nous ?
 
Nous sommes une association (loi française de 1901), ayant pour objectif d’aider par nos prières et matériellement les jeunes monastères d’observance de la Règle de saint Benoît,  qui se fondent en grand nombre à travers le monde, notamment dans les pays les moins favorisés.
En effet, en Amérique latine, en Afrique, en Asie et en Océanie, le nombre de monastères bénédictins, cisterciens et trappistes est passé de 16 en 1920 à 411 en 2004 et l’on continue à observer une croissance annuelle de 4 à 5 nouvelles communautés.
 
 
Evolution du nombre des monastères depuis 1920

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Pourquoi ce développement du monachisme à travers le monde, peu connu du grand public ?
Plusieurs raisons :
- L’encouragement donné par le Saint Siège aux monastères européens à essaimer à travers le monde.  En 1957, dans son Encyclique Fidei Donum, le Pape Pie XII appelle les Chrétiens à une mobilisation dans ce sens, et les moines y répondent avec enthousiasme.
- Le souhait des Evêques de ces pays lointains de voir s’implanter des fondations monastiques dans leurs diocèses.
- Les nombreuses vocations suscitées dans les pays concernés par cette forme spécifique  d’engagement religieux qu’est  la Règle de saint Benoît.
 
 
LES NOUVEAUX TERRITOIRES DE LA VIE MONASTIQUE
 
• La mondialisation bénédictine
 
Depuis 40 ans  il se crée, en moyenne chaque année dans le monde, 10 nouveaux monastères de la famille bénédictine (bénédictins, cisterciens, trappistes), soit plus de 400 fondations nouvelles entre 1969 et 2009. Il s’agit là d’un phénomène souvent méconnu mais d’une ampleur considérable. Tous les continents, toutes les cultures, sont touchés.
 
Des hommes et des femmes de civilisations radicalement différentes, au XXIe siècle, marchent sur les pas d’un homme du VIe siècle qui a vécu dans le sud de l’Italie.
 
Ces femmes et ces hommes trouvent dans cette spiritualité, vieille de 1500 ans, le chemin vers un épanouissement personnel dans l’amour de Dieu.
 
Pourtant depuis que Benoît de Nursie a rédigé sa règle dite Règle de saint Benoît, entre l’an 530 et l’an 540, le monde a profondément évolué : les technologies, les structures politiques et philosophiques ont été bouleversées. Non seulement sa spiritualité est restée profondément ancrée en Europe occidentale, sa civilisation d’origine, mais elle essaime depuis maintenant des dizaines d’années dans des zones géographiques et des civilisations aussi profondément différentes que l’Afrique noire, l’Amérique latine ou les pays asiatiques comme l’Inde, la Chine, le Vietnam.
 
Ce dynamisme bénédictin est aujourd’hui local. Ce sont des monastères africains qui fondent de nouveaux monastères en Afrique, ce sont des moines ou des moniales du Vietnam qui étendent cette spiritualité par de nouvelles fondations dans leur pays.
 
Ce mouvement de fond
très dynamique qui se traduit  aujourd’hui par la présence de centaines de monastères de cette grande famille spirituelle de saint Benoît dans le monde, s’est fait dans le silence.
 
Cette évolution va à l’encontre de ce que l’on croit savoir de l’Eglise avec nos regards d’Européens. Elle rejoint en réalité le besoin de spiritualité, de transcendance, de développement intérieur et de prière que l’on retrouve un peu partout dans le monde. Elle montre le dynamisme de l’enseignement du Christ et la force de la règle de Saint Benoît pour notre monde d’aujourd’hui.
 
 
• Un pôle de stabilité et d’humanité qui rayonne dans un monde changeant
 
Dans un monde qui bouge, dans un monde où l’on recherche l’immédiateté du plaisir et de ce que l’on croît être le bonheur, le succès de ce phénomène monastique à la fois contemporain et immémorial semble aller à contre-courant d’une tendance apparemment irréversible de l’être humain à s’oublier et à s’étourdir. La vie monastique, par la création d’une communauté, permet à chacun d’épanouir sa relation avec Dieu et ainsi de se retrouver.
 
Mais cet essor de la vie monastique a aussi pour effet, dans chaque région où un monastère s’implante, de favoriser le développement agricole et économique. Cela représente souvent une chance pour les habitants de la région. Les monastères rayonnent. Ils rayonnent d’abord spirituellement  et permettent sans un travail particulier d’évangélisation de faire connaître le christianisme aux populations qui l’ignorent. Ils rayonnent aussi économiquement par la formidable capacité des moines et moniales de la famille bénédictine à transformer par leur travail les lieux où ils s’installent et d’être ainsi pour le voisinage un exemple sur lequel on peut s’appuyer.
 
Aujourd’hui la grande famille bénédictine comprend plus de 30 000 moines et moniales (53 % de femmes et 47 % d’hommes) dans le monde. Elle est pleinement engagée dans son époque, dans le domaine de la santé et de l’humanitaire à travers ses très nombreux dispensaires en particulier en Inde et en Afrique mais aussi par son action scolaire en Amérique latine. A travers l’AIM (Alliance Inter Monastères), elle s’est aussi engagée depuis 2003 dans le combat écologique à travers un programme global de développement durable dans ses monastères (programme qui a bénéficié d’une aide de la Banque Mondiale).
 
 

QUAND ET POURQUOI NOTRE ASSOCIATION, L'AMTM A-T-ELLE ÉTÉ CRÉÉE ?

En 1959, il est apparu à l’Ordre Bénédictin que le nombre des fondations nouvelles et dispersées en pays de mission,  confrontées à des problèmes divers et parfois semblables, justifiait la création d’un centre monastique pour aider et harmoniser les efforts.
C’est ainsi qu’en 1961 le père Abbé Dom Marie de Floris, entouré de quelques abbés étrangers et d’une moniale française,  a été officiellement chargé par le P. Abbé Primat de créer l’AIM (« Aide à l’Implantation Monastique » devenue en 1997 « Alliance Inter Monastères »). L’AIM est une association de droit français, proprement monastique, véritable secrétariat international voué aux nouvelles fondations d’Amérique latine, d’Afrique, d’Asie et d’Océanie, et maintenant de l’Europe de l’Est. Elle a été installée en France à Vanves (92, Hauts-de-Seine), où elle est hébergée chez les sœurs bénédictines du Prieuré Sainte-Bathilde.
L’AIM, qui édite un bulletin - en français, en anglais, en espagnol, en italien, en allemand  et récemment en portugais - recueille des dons et distribue des fonds. Elle  a organisé plusieurs rencontres monastiques sur différents continents et, très attentive à la formation des jeunes, elle  vient de créer un «  Studium » à Vanves  en 2006 pour y recevoir de nouvelles moniales en provenance d’Amérique latine, d’Afrique,  et d’Asie, qui viennent étudier à Paris. C’est précisément pour soutenir l’AIM, secrétariat proprement monastique, que s’est constituée,  en 1969,  à l’instigation du même Père Abbé de Floris , une association de laïcs « Amis des Monastères à Travers le Monde » : l’AMTM.
 
L’AMTM compte aujourd’hui environ un millier d’adhérents qui sont autant de donateurs.  Trois fois par an, ils reçoivent  un bulletin de liaison : « La Lettre aux Amis ».
Une fondation monastique coûte selon les lieux et l’importance de la fondation, entre quelques dizaines de milliers d’euros et plusieurs millions. Dans les pays africains les coûts de construction sont pratiquement aussi élevés qu’en Europe alors que le niveau de vie est infiniment moindre. Par exemple le coût d’un mur de clôture (indispensable pour des raisons de sécurité) pour entourer un prieuré de bénédictines d’une surface d’un peu moins de deux hectares dans un pays d’Afrique est de 53 000 euros. Ceci implique une grande solidarité vis-à-vis de ceux qui ont moins, afin que ce mouvement global et fort puisse continuer et se développer.
 
Ainsi depuis 40 ans l’AMTM (Amis des Monastères à Travers le Monde) accompagne et encourage ce développement. Cet accompagnement se fait de deux façons : par la communion de prière et par l’envoi d’aides financières qui permettent aux monastères à travers le monde de réaliser des projets ponctuels pour la formation des moines et moniales, la construction de bâtiments, l’achat de matériels nécessaires à la vie de leurs communautés.