XXXI semaine monastique

La mystique et la prophétie : 
deux piliers pour nourrir et manifester notre vie

Jesús Ma Hernández Basurko

« La mystique et la prophétie » voici un thème abordé sous tous ses angles par des conférenciers au langage imagé et plein de vie. Cela donne envie de lire les conférences dans leur entier...

Salamanque a été à nouveau le siège de la Semaine d'études Monastiques organisée tous les deux ans par la SEM (Société d'études Monastiques). Cette année, pour sa XXXIème session réalisée du 29 août au 5 septembre, la Semaine avait comme titre : Monachisme : Mystique et Prophétie, et elle a accueilli environ 130 participants.

    Comme l'expliquait au début de la semaine le secrétaire de la SEM, Jesús Ma Hernández, le Conseil de la Société, se faisant l'écho de l'avis des participants de la Semaine antérieure, avait opté pour un théme très présent dans les souhaits de l'église à propos de la vie consacrée, ainsi que l'a exprimé Benoît XVI en présence des supérieurs généraux réunis à l'occasion de leur dernière Assemblée Générale, en leur rappelant la nécessité de retrouver ces deux dimensions qui sont à la base de leur être.

    Pour sa part, le Président de la Société, Joan-Carles Elvira, dans son mot d'accueil, en ouverture du travail de la Semaine, a voulu rappeler le sens et les objectifs de ces rencontres, animées, par un désir intense d'ouvrir un espace de réflexion et de dialogue pour penser la vie monastique depuis l'aujourd'hui et depuis toujours et rendre possible un espace où partager et créer des liens d'amitié et cheminer ensemble vers l'unité existentielle. à partir de là, il a invité à adopter une attitude d'écoute face à des réflexions pouvant paraître dérangeantes ; de discernement, car, disait-il, les idées sont des idées et en tant que personnes nous pouvons entrer en relation malgré nos manières d'être et de penser différentes ; avec une humilité affectueuse et sincère, car nous pouvons nous aimer totalement sans pour autant totalement nous comprendre.

    En souhaitant les meilleurs fruits pour la vie de nos communautés en vue de nous aider à cheminer plus que jamais ensemble, dans notre recherche de Dieu et dans notre service au monde d'aujourd'hui », il a déclaré ouverte la XXXIème édition des Semaines Monastiques, qui célébreront l'an prochain les noces d'or de leur histoire.

ÉTABLIR LE CADRE

à partir de ce moment se sont succédé les rapports, les communications, les témoignages et les tables rondes qui devaient donner corps à toute la Semaine.

     L'axe central de la thématique s'est développé au fil des différents rapports qui commencèrent à dessiner le cadre général et historique jusqu'à se situer dans toutes les implications exigées par la réalité actuelle.

Alejandro Fernández Barrajón, président de la CONFER a ouvert le cycle des rapports par son exposé « sauver la dimension mystique et prophétique de la vie consacrée », où il a tenté d'encadrer la vie consacrée entre ces deux piliers, ou selon l'image qu'il a utilisée, les deux roues d'une charrette, qui tout en étant distinctes doivent nécessairement rouler ensemble. Par cette image, il a voulu affirmer clairement que la mystique et la prophétie ont besoin l'une de l'autre pour révéler leur propre vérité. Les différentes interventions reviendront d'ailleurs constamment sur cette affirmation. à partir de cette prise de conscience, il a souligné que la vie monastique doit être aujourd'hui un impact de Dieu dans le monde, un trésor qu'on ne peut pas cacher. Il a terminé son intervention par un défi, face à la réalité souffrante dans laquelle nous avançons, en appelant les moines et les moniales à être des prophètes pour que notre mystique soit effective et que « la vie monastique ne cesse pas d'exister même si elle existe. »

    Le phénoménologue de la religion Juan de Dios Martín Velasco, a ouvert le sujet du phénomène mystique, présent dans toutes les religions, et marqué par toute une série d'éléments communs, vu qu'il fait référence à une chose commune, comme l'est la recherche de l'expérience de Dieu.

    En ce sens et, bien que l'expérience mystique ne soit pas une chose limitée au cercle de quelques uns, mais au contraire de tous, y compris les non croyants, l'exposant a fait remarquer que  s'est produite une connivence spéciale entre l'expérience mystique et monastique, où le « vacare Deo », la recherche de Dieu, le poids de l'écriture et la liturgie, ainsi que la place centrale occupée par le Christ et l'expérience ecclésiale, donnent forme aux modes et aux moyens d'entrer en relation avec le"mystère".

    Il en appela à la responsabilité actuelle du monachisme face à une réalité de crise de Dieu, qui génère une culture de la distance de Dieu, car nous sommes héritiers d'une tradition inépuisable. Et il conclu aussi sous forme de défi en affirmant que nous avons la responsabilité d'élaborer une théologie capable d'être comprise par l'homme d'aujourd'hui.

Le théologien José Ignacio González Faus s'est aussi situé dans ce climat d'appel et de défi, en parlant du monachisme et de l'option pour les victimes qui nous a placés en face des réalités les plus douloureuses dans lesquelles s'agite notre monde.

    Devant cette réalité, il a commencé par affirmer que l'amour qui consume le contemplatif ne peut pas être autre chose que l'amour de Dieu pour les victimes car la présence de Dieu dans nos proches, est particulière chez les maltraités de la terre. Il affirmait ainsi que tout laisser pour Dieu c'est tout laisser pour le monde, pour lequel Dieu s'est incarné.

    C'est pourquoi la contemplation ne peut jamais s'adresser à des personnes lassées du monde mais plutôt à des personnes séduites et à des témoins de la profondeur de Dieu, plutôt qu'en recherche d'une paix personnelle. Et cela n'est possible, d'après Faus, que par la folie pour le Christ, qui peut nous libérer de nous-mêmes et nous faire découvrir que le monastère est le monde entier. C'est pourquoi il affirmait que le monachisme devait contribuer à ce que la lutte pour les pauvres ne soit pas un impératif social, mais une conséquence de l'expérience de Dieu, et que les contemplatifs devaient toujours s'en souvenir. Il exprimait sa conviction que le monachisme devait rejaillir en amour du prochain.

Dans ce climat, l'exégète Claustre Solé s'est penché sur la figure des prophètes de l'Ancien Testament, spécialement sur Jérémie, pour découvrir en eux la réalisation de cette double expérience.

Le prophète est l'homme qui souffre de la douleur du peuple et de l'insensibilité de tous. Mais il ne se contente pas dénoncer les malheurs. Parce que le prophète est avant tout un homme suspendu à la parole de Dieu et, à partir d'elle, aux signes des temps, sa voix résonne avant tout comme une annonce d'espérance, et sa personne est une présence qui intercède.

Il a ainsi décrit des situations où nous exilons Dieu hors de la société et où nous réagissons en vivant notre foi comme en diaspora, conditionnés par la peur et freinés par un excès de sécurités. Il a touché des fibres sensibles en rappelant que « la fidélité au passé n'est pas la même chose que la fidélité aux origines », il appela à une « capacité de vivre dans les intempéries avec Dieu », à la chaleur de sa parole, et il invita à marcher vers la terre promise en développant la capacité de parier, de risquer car ce sont là des attitudes qui ouvrent des chemins dans l'histoire.

Le théologien José Antonio Pagola a clôturé la réflexion sur les contours de la mystique et de la prophétie en s'arrêtant au point central : Jésus, mystique et prophète du Royaume. Un mystique par son intimité avec le Père et un prophète, rejeté dans son pays. à partir de Jésus, il rappela qu'il est impossible de parler de Dieu sans avoir été touché par lui et qu'il est impossible que celui qui a été « connecté » sur Dieu ne le proclame pas. Il a affirmé, par conséquent, que c'était insensé de vivre enfermé sur la recherche de sa propre perfection, car la vocation chrétienne est de contribuer à rendre la vie plus humaine. Il a rappelé la nuance essentielle selon laquelle Jésus n'appelle pas à rechercher Dieu, mais plutôt le Royaume de Dieu et sa justice ; il ne parle pas de s'unir à Dieu, mais d'entrer dans le Royaume de Dieu. La question est de savoir comment y entrer, a-t-il souligné.

En partant de ces présupposés, il a posé quelques questions pour nous aider à réfléchir sur le fait de savoir si la mystique pratiquée aujourd'hui a les yeux ouverts, le regard posé sur le monde avec compassion ou si , au contraire, elle continue à être un repli sur nous-mêmes, sur nos problèmes. Tout se résume à cet appel : nous avons besoin de plus de mystiques et de prophètes, pour nous ouvrir à l'Esprit.

DE L'INTERIEUR

À partir de ce moment, les exposés ont adopté un caractère plus particulier pour parler de l'intérieur de la vie monastique elle-même, dans ces réalisations historiques, dans ses réponses et ses recherches actuelles.

On s'approchait de la moitié de la semaine et les après-midi ont été consacrées à une table ronde sur le prophétisme avec la participation de Mª José Torres, Alejandro Fernández, Juan de Dios Martín, Ignazia Angellini, Abbesse de Viboldone (Milan), et Carlos Gutiérrez, prieur de Sobrado. Mª José Torres a présenté une communication sur d'autres formes de vie consacrée et Terence O'Reilly a parlé de la solitude monastique vue par saint Jean de la Croix.

À côté de cela, deux témoignages concrets de « personnages de frontières » qui ont vécu ces dimensions, celui de Etty Hillesum présenté par Mª José Arana et celui de Marcel Légaut, évoqué par Domingo Melero.

Puis ce fut Ramón Álvarez, bénédictin de Silos, qui continua le rythme des exposés en parlant des « Aspects mystiques et prophétiques dans les racines historiques du monachisme », en soulignant combien ce double versant apparaît clairement chez les moines et les moniales de la première génération.

Kandi Sartxaga, Abbesse cistercienne de Lazkao (Guipuzcoa) a mis l'accent sur les moniales en passant en revue les traits qui caractérisent les moniales et les mystiques des XIIème et XIIIème siècles, pour qui Dieu en Jésus est expérimenté, vécu et pensé, en incluant avec force toute la personne dans sa réalité spirituelle et corporelle.

Cette nuance caractéristique de l'expérience mystique a été mise en valeur par l'auteur de «La nuée du non savoir » présenté par Lino Moreira, bénédictin de Singeverga (Portugal), attaché à une conception plus rationnelle de la mystique, qui a souligné la capacité de discernement du mystique à l'écoute, qui parle et qui agit quand il doit le faire. C'est ainsi que, selon cet auteur, la mystique mène à la sagesse, qui est un aspect de la prophétie.

Suite à l'exposé de la bénédictine Mª Pilar Tejada, sur la question « Que demande aujourd'hui l'Esprit à la vie monastique féminine » et celui de la cistercienne Pilar Germán « à propos de la lectio divina », l'Abbé général, Bernardo Olivera a posé, dans son exposé « Mystique et spiritualité des fiançailles» la question de savoir si ce langage, qui avait eu une grande force au Moyen Age , était aujourd'hui devenu caduc, une relique du passé, ou si on pouvait le présenter comme un thème vivant et prophétique. Il a résumé sa réponse positive dans la dernière partie de son exposé qu'il a intitulé « sept cris ».

Il a affirmé que la situation actuelle de la vie consacrée et de la vie monastique en particulier est caractérisée comme un temps de chaos, d'exode, d'hibernation et de nuit obscure à quoi il a ajouté : un temps de « concubinage séculier ou de veuvage nuptial ». L'époux nous a quittés, disait-il, ou bien nous l'avons oublié, nous avons peur de l'embrasser ou de nous laisser embrasser par lui. Pour lui, la bonne nouvelle de la spiritualité nuptiale peut nous arracher à la pauvreté du comportement « consommatoire », à la chasteté « châtrée » et à l'obéissance soumise ; elle peut aussi nous libérer du légalisme, du ritualisme sans âme et du rationalisme qui chosifie la réalité. Selon Dom Bernardo, il faut revenir au premier amour, à l'amour originel et primordial, cet amour merveilleux qui passionne et redonne la vie, et éveille le désir de générer cette vie, pour que d'autres aussi le pratiquent dans la vie monastique. Il a rappelé que notre Christ époux est le Christ donneur de vie, le Christ de la Parousie, de l'eschatologie qui réalise, accomplit et stimule nos désirs d'infini, c'est le Christ de l'espérance que ne trompe pas et du « oui, mais pas encore » qui nous invite à nous engager en faveur d'un monde plus humain.

Les autres interventions se sont intéressées à cette implication de la vie monastique dans la réalité du monde qui l'entoure.

Antonio Mathé, cistercien du monastère de Cardeña a ouvert la porte sur la contribution de la vie monastique à la rénovation mystique et à l'engagement prophétique de l'église dans le monde d'aujourd'hui. Il a affirmé que l'heure était venue d'être sages pour être contemplatifs, vibrant de l'intérieur et passionnés pour la vie, conscients que nous sommes situés aux marges de l'église et de la société, mais non en marge. Il déclarait que c'est à partir de notre fragilité et non du pouvoir que nous pouvons être plus proches des pauvres et avec eux, à partir d'eux, évangéliser les peuples. Parce qu'aujourd'hui, en reprenant des idées déjà entendues, la pauvreté n'est pas un problème, mais le problème, en face duquel nous ne pouvons pas rester indifférents.

Le théologien Luis González Carvajal nous a invités à nous resituer dans cette réalité en soulignant à nouveau le rôle de la mystique et de la prophétie dans une société sécularisée. Il a signalé une nouvelle fois leur vocation à rester unies : où elles grandissent ensemble ou elles disparaissent ensemble. Il a indiqué les pas qui ont conduit à la sécularisation depuis le XVIème siècle. Des pas irréversibles vers l'autonomie du profane par rapport à la religion, et qu'il qualifiait comme une bonne chose, car c'est grâce à cela que la société est devenue majeure et que l'église peut se consacrer à ce qui lui est propre.

à partir de là se pose la question du rôle que la mystique et la prophétie peuvent jouer dans ce climat, si tant est qu'elles en aient un.

Face à leur importance, il a affirmé que la plupart des prophètes sont restés aphones. Nous vivons une sorte de foi honteuse qui se pratique dans l'intimité, et la mystique non plus n'a pas une existence aisée. Si ces deux piliers disparaissent, la foi aussi disparaîtra, car la foi qui ne s'exprime pas cesse d'exister ; si on ne laisse pas parler Dieu, la foi du sujet cesse d'exister.

Le fait que l'expérience de Dieu va en diminuant ne signifie pas qu'il faille cesser d'en parler, il faut guérir l'aphonie des prophètes ; avoir la foi est déjà en soi une expérience mystique, il faut l'aider à naître. D'où son appel au monachisme qui doit être une réserve de mystiques et de prophètes qui poussent le peuple de Dieu à aller de l'avant.

Pour rendre cela possible, il a proposé d'adopter des attitudes d'inculturation choisies avec discernement, parce qu'on ne peut pas se tromper de chemin, et en même temps exercer une résistance culturelle, en recherchant un juste milieu entre « être avec » et « être différent de ».

Il reconnaissait qu'être différent comporte quelque chose de négatif, car cela coûte beaucoup et exige énormément de confiance en soi-même. Il faut assumer le fait d'être une bête rare, disait-il, pour être sans complexe et continuer à vivre dans l'espérance et l'optimisme.

La semaine se clôtura par deux exposés qui tentèrent d'illuminer l'intérieur de notre vie à partir de cette double perspective. Joan Carles Elvira, Prieur de Montserrat s'est attaché à la célébration liturgique comme source d'expérience et de vie prophétique, et il s'est efforcé de dévoiler le style évangélique qui doit caractériser notre vie monastique.

La liturgie est un des domaines qui ouvrent le plus nos portes à ceux qui partagent nos vies. Elle permet de voir la transcendance à partir du quotidien et nourrit nos vies de densité humaine et divine. Elle nous met immédiatement en contact avec la mystique, elle est appelée à être toujours prophétique, car si elle ne débouche pas sur un engagement éthique, elle devient simple idolâtrie.

Notre tradition est « in ecclesia », nous devons ouvrir les portes, et de cette manière nous mettons en évidence une composante de solidarité qui se relie à la dimension prophétique.

La prière communautaire se convertit en médiation, en une fenêtre, une icône qui nous conduit au mystère, contribue à notre conversion permanente. Nous accueillons vraiment quand nous accueillons dans notre prière commune, plus que dans nos hôtelleries, parce qu'une telle liturgie ne discrimine pas, ne pose pas de question, n'exige ni ne contrôle, elle accueille toujours elle est en cela un témoignage.

Il pouvait ainsi conclure que les gens se trouvent toujours avec quelqu'un qui les accueille dans notre liturgie. Elle est à la fois un temps gratuit chargé d'éternité, un espace d'insertion dans le mystère et une expérience de rencontre qui invite, projette et envoie vers le monde. C'est cela le mystère de notre liturgie.

Carlos Gutiérrez, Prieur du monastère cistercien de Sobrado de los Monjes, à La Coruña, a clôturé cette série d'exposés qui se sont succédé au long de toute la semaine. Il a voulu lier l'expérience mystique à l'humanisation en commençant par affirmer que le mystique est celui qui humanise. Il est appelé à être une présence humaine qui doit se manifester dans le « soin » des personnes, soin de soi-même, de la création, et qui se résume dans l'amour, la tendresse, la caresse, l'hospitalité, la délicatesse et la compassion. Il a redéfini le mystique comme « l'homme du soin ». Soin qui en s'ouvrant aux autres s'adresse aux plus nécessiteux. Soin qui touche aux valeurs qui donnent forme à l'âme humaine. Il s'est attaché, en conséquence, aux rapports fraternels qui sont la concrétisation de notre soin, car nous sommes en effet appelés à être des personnes communautaires, à être communion.

Il a parlé de la vie communautaire comme d'un « cadeau du Seigneur », qu'il faut apprendre à goûter. Il a décrit les pas de ce processus lent et conditionné, parce qu'il faut du temps pour arriver à ce que l'Esprit demeure dans la chair. Mais ce processus est celui de l'amour, apprendre à aimer, découvrir l'amour de communion comme chemin de réalisation qui permet de retrouver et d'approfondir le sens des vœux religieux.

Il pouvait ainsi conclure en disant que l'expérience mystique affirme toujours la vie et qu'en cela elle humanise.

Les activités de la Semaine se sont clôturées par une table ronde animée par le cistercien Antonio Mª Martin, qui a situé le débat entre les paramètres de la réalité et du désir. Les participants de cette table ronde ont été les bénédictins Ernestina Álvarez, de León, Mª del Mar Albajar, de San Benet et Ramón Álvarez, de Silos, et les cisterciens Alex Masoliver, de Poblet et Mª Pilar Fernández, hiéronymite de Constantina (Séville).

Belle finale pour une Semaine intense qui a laissé un sentiment de proximité humaine et divine où chaque participant a pu s'immerger.

Ces espaces de proximité, de dialogue, de partage qui ont été rendus possibles au cours de cette Semaine avaient été souhaités lors de la Semaine précédente et ils furent largement appréciés comme très enrichissants, notamment à l'occasion de la journée de l'excursion dans la région de Salamanque. Les souhaits exprimés par le président de la SEM, lors de son mot d'ouverture, ont ainsi trouvé un écho et une concrétisation.

Il y a toujours, bien sûr, des détails à soigner et à améliorer et d'autres comptes rendus ont été gardés pour les prochaines rencontres.

NOUVELLE STRUCTURE DU CONSEIL

Comme c'est l'habitude, à l'occasion de chaque Semaine Monastique, s'est tenue l'Assemblée générale des membres de la Société des éudes Monastiques. à cette occasion, le point central a été l'information de la mise à jour auprès du Ministère de l'Intérieur de l'existence et de la situation actuelle de la Société.

Une décision importante a été celle qui a été prise au moment de la réorganisation du conseil pour l'élection des postes vacants, puisque l'assemblée a approuvé la réduction de ses membres à huit. De cette manière, le second vice-président et deux membres n'ont pas été élus et on a procédé uniquement à l'élection de Mercedes Cerezo, bénédictine de Viboldone comme trésorière, car ce poste était vacant, et de Mª Pilar Fernández, hiéronymite de Constantina (Séville) comme simple membre du conseil.

L'assemblée s'est terminée avec la présentation par le secrétaire du site internet réalisé par la Société. Il a été très apprécié par tous les membres, tant pour son contenu actuel que pour ce qui est potentiellement prévu. Pour ceux qui veulent s'en servir, l'adresse est : www.sem-web.org.

Traduction : Mr Paul Dupuis