Chronique Arbre de Vie – Congo Kinshasa

Le 7 janvier, l’abbé Marcel, le célébrant de ce jour, nous annonce la pâque de notre pasteur, Papa Cardinal Etsou. Personne n’a pu retenir des larmes de douleur. Après la célébration de la messe, nous avons placé sa photo à la chapelle avec des fleurs. « Notre cher Père, prie pour nous auprès du Père Éternel ! »

En attendant l’organisation des funérailles, l’archidiocèse organise des messes tous les jours à 18 heures à la cathédrale.

Le 11 janvier la dépouille mortelle de notre archevêque atterrie à Kinshasa, vers 8 heures 30. Une foule immense de chrétiens catholiques, des Églises de réveil, des musulmans et autres vont à l’aéroport pour accueillir le corps de celui qui était père et grand-père des Kinois. Le berger selon le cœur de Dieu. Au passage du corbillard, tout le long de la route, des gens en larmes, pleurant le cardinal. Le cortège est arrivé au centre pastoral où était réunie une foule de chrétiens en prière, avant de se diriger vers la cathédrale où le cardinal sera inhumé le lundi suivant. Pendant ces trois jours, l’archidiocèse a organisé des messes, veillées de prières à la cathédrale. Tout Kinshasa est en deuil. Aucune confession religieuse n’est restée indifférente à la douleur des chrétiens catholiques. Oui, l’Afrique reste solidaire malgré la diversité.

Le 27 janvier : pose de la première pierre de notre monastère. « Voici le jour que fit le Seigneur, jour d’allégresse et de joie », jour marquant une nouvelle étape pour notre communauté. La célébration est prévue à 11 heures. Elle est célébrée par le Père José Mukendi, moine de Mambré. Après le chant d’entrée, le psaume 121 « Jérusalem nous voici dans tes murs… » chanté en lingala, Mère Marie-Brigitte adresse un mot de remerciement à toutes les personnes qui nous ont aidées jusqu’à ce jour, spécialement Rixensart et l’AIM. Elle remercie également toutes les personnes qui ont répondu à notre invitation, sans oublier nos sœurs étudiantes de St Sauveur et nos frères de Mambré. Puis la cérémonie continue avec le mot du chef coutumier et son symbole d’acquiescement. Frère José béni l’endroit où nous sommes et y enfouit la médaille de St Benoît. Puis sœur Françoise-Noël pose la première pierre. Chaque sœur exprime une intention et nous terminons avec le chant du Magnificat en Kikongo. Nous nous sommes tous retrouvés ensuite pour partager  un verre en signe d’amitié et de joie.  « Le Seigneur fait pour nous des merveilles ! » Dans la joie de cette nouvelle étape pour notre communauté, nous nous unissons à chacune des communautés de notre Congrégation.