Extrait de chroniques

Extrait de la chronique de Notre-Dame de Koutaba, Cameroun. Avril 2007

Le P. Marc BUTLIN moine bénédictin anglais, membre de la commission de formation de l'AIM nous rend visite après une semaine de retraite annuelle prêchée chez nos frères de Bamenda ; P. Stephen et F. Polycarpe l'accompagnent et ont la délicatesse de nous ramener notre F. Séraphin. P. Marc s'adresse à la communauté et nous stimule dans la collaboration entre monastères bénédictins du Cameroun. C'est ainsi qu'il apprécie fort bien l'initiative de Koutaba et Babété d'ouvrir à Baroussam un magasin de vente de nos produits monastiques qui est à sa première année d'expérience. Il nous quitte souhaitant visiter tous les autres fils et filles de Saint Benoît du Cameroun. En liturgie, inspiré de l'expérience de nos frères de Bamenda qui célèbrent une fois par semaine une messe en français, et profitant de la présence de P. Paul d'Awhum parmi nous, Père Prieur institue une messe en Anglais qui est célébrée chaque mardi. Plusieurs frères de notre communauté sont originaires de la zone anglophone.
F. Tchossé a déjà assuré l'exportation de notre café vers la France et se met au travail avec ses collaborateurs et tous les ouvriers pour la création de nouvelles parcelles devant accueillir les douze mille plants de caféiers qui sont en pépinière. F. Marie Joseph se rend à son tour chez nos Frères de l'Abbaye de Bamenda pour le partage des expériences en médecine traditionnelle avec P. Joseph et les autres frères qui s'occupent de ce secteur.


Extrait de la chronique de Koubri – Année 2007

Notre économie : « La vigueur de la communauté se reflète dans la vigueur de l'économie ». Notre communauté s'engage davantage dans la production et la vente du lait frais. Avec le conseil de Mr. Philippe Romain - qui est venu en janvier avec son épouse ¬notre gestion s’améliore : Deux frères assurent la nourriture et la santé du troupeau de 45 vaches laitières, deux frères contrôlent la traite et le conditionnement des 300 litres de lait quotidien.
Deux frères suivent les ventes en ville et le frère comptable nous permet de constater la rentabilité de notre exploitation. Le Ministère des Ressources Animales s'intéresse à notre entreprise ; nous accueillons des stagiaires du Burkina et.., d'Italie.
Cette année la perturbation des pluies n'a pas permis les récoltes de foin, donc pas d'ensilage. Chez nos voisins : pas de mil, pas de haricots, pas d'arachides... les prix montent sur le marché. Dans 6 mois, c'est la disette ! La soudure sera très difficile pour leurs familles.


Extrait de la chronique de Kristo Buase

Les animaux

Comme ils n’étaient pas rentables nous avons vendus nos porcs. À présent les moutons se multiplient d’une manière satisfaisante. Le premier prix revient à nos chiens. Cependant, bien qu’ils aient produit plusieurs portées de petits, il y a une très grande demande locale, rapportant un meilleur prix que les moutons ou même les porcs. Les chiots sont à 68 % alsaciens (bergers allemands). Ils sont plus gros que les chiens du pays et donnent plus de voix…