Nouvelles des monastères

 

Bouaké

Actuellement, même si la Côte d’Ivoire progresse vers la paix, la ville de Bouaké garde les cicatrices de la guerre. Nombreux sont les bâtiments publics qui ont été détruits et les infrastructures sociales qui ont été pillées. Depuis plusieurs années, le monastère de Bouaké essaie de mettre sur pied un centre de santé (dispensaire et maternité) qui pourra venir en aide aux vingt mille personnes qui entourent le monastère des Bénédictins et sans doute bien au-delà. Une association existe en France qui soutient le projet. Une ONG a été créée à Bouaké ; elle est composée de médecins, d’infirmières, de pharmaciens, de personnes qui travaillent dans des organismes humanitaires. Les autorités politiques et sanitaires de Bouaké se réjouissent beaucoup de cette réalisation qui vient à point nommé dans un contexte difficile où les besoins des populations en matière de santé sont immenses.

Pour l’instant, les travaux ont été arrêtés en raison de la défection d’un financeur qui s’était engagé au financement d’une partie des travaux en compensation de l’installation d’une usine sur les terres du monastère. Le coût de ce qui reste à financer (travaux, aménagements, matériels et démarrage de la structure) est estimé à 90 000 € !

 

Le parcours de formation « Ananie »

P1070365Du 16 février au 20 mai, 25 moines et moniales ont participé à la première session du parcours Ananie pour les formateurs de monastères francophones. Ce parcours avait lieu en France et en Belgique dans différents monastères. 14 nationalités étaient représentées, avec 17 bénédictines et bénédictins, et 8 cisterciennes et cisterciens.

Pourquoi avoir appelé ce parcours « Ananie » ? Ananie est ce chrétien de Damas  envoyé par le Seigneur pour rendre la vue à Saul après sa vision du Christ ressuscité. Disciple du Christ, enraciné dans la tradition juive, Ananie est l’initiateur de Paul à la vie dans le Christ. Il le confirme dans sa vocation, le libère de son aveuglement et lui communique l’Esprit en lui imposant les mains. Il l’introduit dans la communauté des disciples par le baptême et la participation au repas du Seigneur. Le rôle d’Ananie auprès de saint Paul ressemble à celui du maître des novices avec ses novices. Il contient en tout cas bien des enseignements.

L'esprit de cette formation était centré sur la Parole de Dieu et l'expérience d'un corps fraternel appuyés sur la richesse de la diversité et des particularismes que portent les différentes communautés au travers des 14 nationalités représentées, afin de faire une expérience de transformation, de passage pour appréhender et vivre le service de formateur dans sa propre communauté. Un chemin qui n'est pas sans lien avec la Pâque du Seigneur, une exigence résolument tournée vers l'Essentiel.

Il parut important de faire expérimenter aux participants divers visages monastiques à travers plusieurs communautés accueillantes. De plus, quelques visites fraternelles auprès de frères et sœurs au voisinage du lieu d'accueil apportèrent une richesse supplémentaire (Chevetogne, Maredsous, Bouzy, Taizé, Ligugé).

Détails des trois mois :

• 16 février - 22 mars : Scourmont, « transmettre la tradition » ;

• 23 mars - 6 avril : Saint-Thierry, « La parole célébrée et priée » ;

• 7 avril - 20 avril : La Pierre-qui-Vire, « Intégrer la tradition » ;

• 21 avril - 4 mai : Fleury, « Vie commune » ;

• 5 mai - 20 mai : Martigné-Briand, « Ressaisir la tradition ».

Cette expérience de trois mois ne pouvait pas laisser « indemnes » les participants, tant les intervenants que les « Ananistes ». Par eux et à travers eux, bien d'autres seront touchés ; l'avenir se construit dès maintenant.

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