Friguiagbé (bénédictines)

2002

Nos activités – Le poulailler c’est toujours une aventure etil nous occupe beaucoup. Tout va bien un jour et le lendemain ce sont desdécouvertes désagréables : un matin, on trouve desdégâts causés par les souris, ou une poule mangéepar les magnans, ces grosses fourmis que nous redoutons  ! Uneinvasion de magnans est arrivée au poulailler, deux pondoirs ontété pris d’assaut, tous les nids en étaient remplis.À l’extérieur, 4 ou 5 colonnes montent le long du mur sur 4mètres environ. Jamais nous n’avions vu cela. Nous arrosons deproduit insecticide et de grésil les pondoirs et toutl’extérieur du poulailler. Puis nous partons en guerre dans lesenvirons et nous trouvons les œufs des magnans, mais pas la reine qui secache, ce qui est dommage car c’est elle qui pond des œufs parmilliers à la seconde.

Grâce au travail patient de SrFrançoise et de Thomas Victor, le bas-fond nous donne de beauxlégumes et des fruits succulents qui nous rendent moinsdépendantes de ce que nous trouvons, ou ne trouvons pas sur lemarché. Financièrement, le gain est sensible. Nous avons eu,cette année, notre première récolte de pommes deterre : 8 k en tout, c’est un exploit ici  !

D’autres travaux devenusindispensables sont prévus à moyen terme, notamment : laconstruction d’un château d’eau et d’un apatam pourl’Accueil. Nous cherchons une aide financière pour pouvoirréaliser ce projet.

Notre grande aventure  ! Nous avons fait deux périples dans les deux autresdiocèses de Guinée, celui de Kankan du 8 au 23 janvier, puiscelui de N’Zérékoré du 24 janvier au 5février. Pourquoi ces deux visites ? Il nous a paru important deretrouver, cinq ans après notre implantation, les communautéschrétiennes que nous avions rencontrées, pour partager avec ellesce que fut notre route et comment nous vivons aujourd’hui la viemonastique à Ste-Croix de Friguiagbé.

Nous avions avec nous une vidéoprésentant le monastère, les sœurs, les activités,les témoignages des trois évêques et aussi de certainespersonnes qui viennent régulièrement chez nous. Quand nous avionspréparé ces périples, nous avions demandé àrencontrer en priorité les jeunes que nous n’avions quasiment pasvus à notre premier passage. Les rencontres avec eux furenteffectivement privilégiées, mais nous rencontrerons aussi lesadultes, parents, responsables, groupes de femmes... Nous avons eu detrès bons contacts au moment des préparatifs avec lesresponsables des vocations des deux diocèses pour organiser les visitesdans les communautés chrétiennes. Pour le diocèse deKankan, c’est le P. Alexis Millimouno, curé de lacathédrale, qui a organisé et fait la route avec nous, durantquinze jours. Pour le diocèse de N’Zérékoré,le P. Joachim Solié, responsable des vocations et de la jeunesse.

Dans le désir de faireconnaître la vie monastique, nous avons effectué plusieurs autresdéplacements : Une journée au Juvénat de Kindiaautour de l’Évangile de Luc 24. Une journée àDébélé avec les paroissiens. Une session de 3 joursà Dalaba avec l’union des religieuses de Guinée. Il y auraun nouveau périple en janvier 2003 à travers le diocèse deConakry, puis, en mars 2003 à Conakry même.

Accueil

LeDiocèse commence à connaître la route  ! LaCommission des Vocations, puis la retraite de 3 grands séminaristesà la fin de leur stage pastoral ; la retraite de 13 prêtresavec le P. Haas, Spiritain ; des prêtres de passage : P.Désiré, P. Alexis de N’Zérékoré, etc.Nous continuons l’accompagnement spirituel de notre petite CCB deFriguiagbé. Nous poursuivons la route avec nos trois baptisés dePâques, les 7 jeunes confirmés à la Pentecôte avecceux de Kindia, les catéchistes, les 2 séminaristes enpropédeutique : Jacques et Denis, et les 24 jeunes duséminaire qui sont venus vivre avec nous une journée.

Sept jeunes de la forêt (Kankan)viennent découvrir la vie monastique : travail manuel le matin,échanges avec une sœur l’après-midi et lectio divinale soir. En septembre, une semaine semblable est proposée à 20jeunes de Foulayah.

La session biblique continue d’être un temps fort pour les jeunes.Comme ils ne peuvent venir au monastère, nous sommes invitéesà vivre une journée monastique avec eux sur place, au campus, le30 août. “ Vous êtes le sel de la terre ”reprend le thème des JMJ. Nous préparons 450 petits sachets desel. Nous partons toutes à Foulayah les rencontrer au campusuniversitaire, ils sont 647 présents. Les prêtres, les religieuseset les animateurs sont tous arrivés.

Témoignages de jeunes : “ Dès que tu arrives aumonastère, tu sens que tu es chez toi. Cet accueil n’est paslié à l’arrivée seulement, il couvre tout leséjour. Et puis la possibilité de vivre sans êtrebousculé, on fait ce qu’on a à faire. Dans le travail,j’ai senti l’esprit communautaire. Dans le monastère,c’est la vie d’entraide et decomplémentarité. ”

“ Ici, deux mots m’ontfrappé : on chante “la prunelle du monde, c’est laprière.” Si vous n’avez pas ça, la prunelle, vous nepouvez pas voir. Maintenant pour éclairer le monde, c’est laprière. Retenez cela : la prunelle du monde, c’est laprière  ! Quand je reviendrai chez moi, on va medemander : “C’est quoi, le monastère ?” Jerépondrai : c’est une maison de Dieu, une communautéchrétienne. ”